Le Groupe d’Etats contre la corruption a publié son rapport général d’activités pour l’année 2025 (30 juin)
Le Groupe d’Etats contre la corruption (« GRECO ») est un organe du Conseil de l’Europe chargé de veiller au respect des normes anticorruption de l’organisation par les Etats membres ainsi que par les Etats tiers adhérents. Au sein de son rapport d’activités pour l’année 2025, le GRECO indique que moins de 70% de ses recommandations ont été totalement ou partiellement mises en œuvre par les gouvernements centraux, ce chiffre se portant à 77% pour la mise en œuvre par les services répressifs. La proportion la plus élevée de recommandations restant à mettre en œuvre concerne les parlementaires (15,5%), suivis des juges (8,6%) et des procureurs (5,7%). Il estime que des réformes sont nécessaires dans de nombreux pays, notamment concernant la transparence et le contrôle des contacts avec les lobbyistes, ainsi que la transparence du processus législatif. Concernant la France, celle-ci est spécifiquement citée comme ne se conformant pas suffisamment aux recommandations du GRECO, 41,7% des recommandations adressées au gouvernement n’ayant pas été mises en œuvre. Une « procédure visant les membres défaillants » est en cours à son encontre, conformément à l’article 32 révisé du règlement intérieur du GRECO. (PC)