L’Islande rejette le projet de reprise des négociations d’adhésion à l’Union européenne (29 août)
Par une lettre signée par la Première ministre et la ministre des Affaires étrangères, l’Islande a formellement déposé sa demande d’adhésion à l’Union européenne auprès du Conseil de l’UE le 26 juillet 2009. Le 24 février 2010, à l’invitation du Conseil de l’UE, la Commission européenne a rendu un avis favorable à l’ouverture des négociations d’adhésion par le Conseil, conformément à l’article 49 TUE. A l’issue du Conseil européen du 17 juin 2010, ce dernier adopte le cadre de négociation, reconnaissant que l’Islande remplit tous les critères préalables à l’adhésion fixés dans la déclaration de Copenhague. Le 17 décembre 2013, le gouvernement islandais indique toutefois sa volonté de suspendre les négociations d’adhésion et a confirmé, en 2015, son refus de les reprendre. Cette position a par la suite été maintenue par le gouvernement de coalition élu à la suite des élections générales qui se sont tenues en septembre 2021. Le 30 novembre 2024, un nouveau gouvernement de coalition est élu. Le ministre des Affaires étrangères a ainsi présenté en avril dernier un projet de résolution concernant l’organisation d’un référendum le 29 août 2026 sur l’opportunité de poursuivre ou non les négociations sur l’adhésion de l’Islande à l’Union européenne, s’inspirant d’une proposition de résolution présentée en commission des affaires étrangères du Parlement quelques mois plus tôt. Le projet a été adopté en mai 2026, permettant ainsi le lancement de la campagne d’organisation du scrutin et d’information sur son objet et les enjeux qu’il soulève. Le 29 août dernier, les citoyens islandais se sont prononcés, à 52,8% des votants, contre la réouverture de négociations, tandis que 47,2% se sont prononcés pour, avec un taux de participation de 80,6%. Les relations entre l’Union européenne et l’Islande restent à ce jour régies par le Traité instituant la Communauté économique européenne ainsi que par une série d’accords internationaux. L’Islande est par ailleurs partie au Traité de Schengen instaurant une zone de libre circulation. (BM)